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jeudi 21 juillet 2016

Un salarié sur huit en France travaille pour une firme étrangère

Près de 2 millions de Français travaillent dans une entreprise dont le siège social est situé à l'étranger (un salarié sur huit). Un chiffre stable après une très forte diminution en 2009.

C'est ce qu'indique l'Insee dans une étude publiée ce mois de juillet.

Fin 2013, les multinationales employaient 7,1 millions de Français. Parmi ceux-ci, 1,85 million travaillaient dans une entreprise dont le centre de décision est situé à l'étranger. L'emploi dans ces firmes étrangères a subi une chute de 11 % en 2009, à la suite de la crise financière. Mais, «au cours des quatre années suivantes, les effectifs sont restés quasi stables, avec une baisse globale de 1 % », détaille l'institut statistique.

Dans l'Hexagone, les entreprises étrangères sont surreprésentées dans le secteur de l'industrie. En 2013, 37 % de leurs salariés sont employés dans ce secteur contre 27 % pour les multinationales françaises. Dans l'industrie du papier et du carton, ces entreprises sont même majoritaires. Elles concentrent 53 % des emplois salariés. De même dans la métallurgie avec un taux de 50 %.

Ce phénomène peut refléter «la volonté de certaines entreprises de garder la maîtrise d'une technologie innovante ou d'un savoir-faire spécifique, explique l'Insee.

S'implanter en France plutôt que d'y sous-traiter sa production » peut permettre à la multinationale « de rester la seule à exploiter sa technologie. » Autre raison avancée par l'Institut : rapprocher les unités de production des marchés finaux pour réduire les coûts de transport des biens produits. 

Le trio de tête pour l'origine de ces firmes étrangères est composé de l'Union européenne, des États-Unis et de la Suisse.

Les firmes des pays émergents restent rares. Celles des fameux Bric (Brésil, Russie, Inde, Chine) ne concentrent que 1 % de l'emploi salarié des multinationales étrangères.

Vu dans Les Echos du 20/07/2016 (HG)

vendredi 6 mai 2016

Industrie du futur : Bruxelles s'empare du sujet

Industrie du futur : Bruxelles s'empare du sujet
L'industrie européenne doit entrer de plain-pied dans l'ère du numérique. Telle est la conviction de la Commission européenne qui souhaite fixer un cap en la matière.

Alors que la plupart des Etats membres ont lancé leurs propres plans de digitalisation de l'industrie, l'exécutif européen veut lui aussi créer les conditions d'une mise à niveau numérique de secteurs industriels, comme la construction, l'agroalimentaire, le textile ou la sidérurgie.

D'après ses calculs, une telle transformation pourrait générer jusqu'à 110 milliards d'euros de revenus additionnels par an au cours des cinq prochaines années.

Concrètement, Bruxelles ne s'engage pas dans un chantier contraignant pour les Etats membres. Ni règlement, ni directive, mais de simples « communications ». Les chantiers annoncés visent à constituer des centres d'excellence réunissant sur un sujet commun universités, villes, laboratoires de recherche ou entreprises. Si ces « clusters » existent déjà dans de nombreux pays, le but est de faire en sorte qu'ils se propagent dans l'ensemble des Etats membres. Pour cela, Bruxelles se dit prête à mobiliser 500 millions d'euros de fonds européens.