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samedi 8 octobre 2016

GYS innove et fait sa place sur la scène internationale

La société industrielle mayennaise (Laval) GYS voit ses outils référencés au plan mondial par les constructeurs. Il investit en France et envisage une troisième usine dans le monde.

Les postes à souder, les chargeurs de batterie, les équipements de carrosserie… Ces outils font partie du quotidien des artisans et des garagistes.

Si les industriels allemands et chinois ont pris une part prépondérante sur ces biens d'équipement, le français GYS résiste.

Cette société familiale de 550 salariés produit chaque année 500.000 de ces machines. GYS dépassera en 2016 les 70 millions d'euros de chiffre d'affaires, en hausse d'environ 15 %. Et l'export dépasse déjà la moitié des ventes.

Pour suivre cette croissance, l'industriel engage une nouvelle vague d'investissements à Laval, construisant 5.500 m2 d'usine et d'espaces logistiques supplémentaires.

Cela ne suffira pas. Après une deuxième usine installée en Chine, la société envisage d'en créer une troisième. Le pays ni même le continent ne sont encore décidés, mais Bruno Bouygues, le PDG, explore l'Amérique du Nord.

Cet essor, le dirigeant l'attribue en partie à une nouvelle génération de produits et à une série d'accords mondiaux. GYS vient de signer un nouveau contrat avec Volkswagen pour un chargeur de batterie « intelligent », le Gysflash 100, lequel devrait équiper les milliers de concessions de la marque dans le monde. Avec ce chargeur, la firme entre dans le monde du véhicule connecté et du Big Data.

L'appareil permet en effet de stabiliser la tension du véhicule, de compenser les micro-variations électriques lorsque le garagiste met à jour les nombreux microprocesseurs d'une voiture. Grâce à cet appareil, le constructeur récupère également au passage les data des véhicules.« Sur ce type d'appareils, nos concurrents n'ont pas encore atteint une capacité industrielle », estime Bruno Bouygues.

Le chargeur retenu par Renault intéresse aussi d'autres constructeurs.

Dans le même temps, Ford vient d'homologuer GYS au plan mondial, cette fois sur les appareils de soudage de ses concessionnaires.

Pour Mercedes, elle a mis au point une technologie de soudage Mig (à l'arc) adaptée aux nouveaux aciers légers et durs des futurs véhicules de la marque.

A l'intention des réparateurs travaillant sur ces mêmes aciers durs, GYS a lancé un appareil de rivetage léger. Et, pour les carbones, le groupe propose désormais des appareils à induction permettant de désassembler les matières plastiques en recourant aux courants de Foucault plutôt qu'à la flamme.

Vu dans Les Echos du 06/07/10 (Emmanuel GUIMARD)

vendredi 7 octobre 2016

18 pépites françaises en piste pour les Etats-Unis

Bpifrance et Business France ouvrent aujourd'hui les candidatures au programme Impact, le nouveau nom d'Ubi i/o.

Trois ans après avoir engagé Ubi i/o, un programme à destination des jeunes pousses françaises,bpifrance et Business France prolongent leur action.

Les 18 start-up sélectionnées bénéficieront toujours d'une immersion de dix semaines à New York et San Francisco à partir du 17 avril prochain, mais auront l'occasion de s'y préparer durant un « boot camp » les jours précédents.

«L'idée est que les startuppeurs soient prêts dès qu'ils arrivent sur place », explique Paul-François Fournier, directeur exécutif innovation de bpifrance.

Pas de changement radical pour la future promotion, mais de petites retouches pour améliorer l'efficacité de ce programme, qui a fait ses preuves :

  • 82 % des lauréats ont implanté un bureau outre-Atlantique
  • 66 millions d'euros levés par les 24 entreprises
  • 200 contrats commerciaux signés en trois ans. 

L'objectif d'Impact est d'obtenir des résultats similaires en Chine. Le programme a démarré l'an dernier, mais il doit encore se perfectionner.

Vu dans Les Echos du 06/10/16 (Guillaume BREGERAS)

samedi 17 septembre 2016

Aircall veut conquérir l'Amérique

La start-up française Aircall vient de lever 8 millions de dollars, essentiellement auprès de ses actionnaires historiques, le fonds Balderton Capital dirigé par Bernard Liautaud, le start-up studio eFounders, à l'origine de TextMaster et de Mailjet, FundersClub et quelques business angels. Un fonds américain, FJ Labs, a également pris un ticket.

Au total, la société a déjà levé 11,5 millions de dollars.

Aircall a été créé il y a deux ans à peine, sous la houlette d'eFounders, descendu depuis au capital, et de plusieurs fondateurs. La start-up cherche à transformer le secteur de la téléphonie d'entreprise et des centres d'appels, un marché gigantesque où opèrent notamment Vocalcom, Easyphone ou Orange.

Elle propose une offre qui permet d'installer en quelques clics un système complet, à partir d'une simple connexion Internet. Tout peut être géré depuis l'application, du terminal recevant les appels aux heures de réponse.

La solution va chercher, dans 40 pays pour l'instant, des numéros de téléphone disponibles et utilise les API ouvertes pour s'intégrer aux solutions déjà utilisées par son client, comme Salesforce, Zendesk ou Slack.

Ainsi l'entreprise peut-elle immédiatement recevoir des appels de ses clients et disposer en temps réel de toutes les informations sur ceux-ci.

Aircall propose trois offres, à 15, 30 et 50 euros par mois et par utilisateur, selon les fonctionnalités. La start-up a déjà séduit 1.800 clients à travers le monde.

Ses cibles : d'autres start-up, des grosses PME… En France, par exemple, elle travaille avec Deliveroo, Uber, Doctolib, Save ou encore Prisma Media. Environ 30 % de son activité serait déjà réalisée aux Etats-Unis, contre plus de 40 % en Europe.

La société va fortement investir aux Etats-Unis. En début d'année, elle s'est installée à New York, alors qu'elle disposait auparavant d'un bureau à San Francisco. D'ici à un an, le bureau américain devrait compter une trentaine de personnes, contre cinq aujourd'hui. Aircall devrait passer de 30 personnes à 70 dans les douze prochains mois.

L'objectif sera de tripler le chiffre d'affaires, alors que le rythme est actuellement de 10 % de croissance tous les mois.

Vu dans Les Echos du 15/09/16 (Nicolas RAULINE)

dimanche 11 septembre 2016

GoPro fait de la France son hub R&D en Europe

GoPro installe ses équipes de R&D à Issy-les-Moulineaux. 40 salariés dans un premier temps (capacité des nouveaux bureaux : 110 personnes) sont arrivés début juillet 2016, surtout des ingénieurs spécialisés dans le traitement d'image.

Depuis dix-huit mois, GoPro  a racheté deux start-up françaises, Stupeflix et Kolor, et recruté une trentaine de personnes chez une jeune pousse du traitement photo, DXO. En tout, ils sont 115 salariés en France, sur 1.400 dans le monde : 40 dans les Alpes, sur le site de l'ex-Kolor, 35 à Paris dans les locaux de l'ex-Stupeflix et 40 sur le nouveau site.

Et ce n'est qu'un début. GoPro voudrait recruter une cinquantaine d'ingénieurs dans les prochains mois.« La France va devenir notre hub de R&D en Europe », Charles Prober, vice-président en charge des services et des logiciels.

Alors que GoPro est confronté à une forte chute de ses revenus, de sa marge brute, de ses profits et de son cours de Bourse, l'entreprise mise sur les outils d'édition vidéo pour redresser la barre.

Arrivé il y a deux ans d'Electronic Arts, Charles Prober a supervisé le rachat de cinq start-up. L'idée est d'alimenter le service avec des applis et des logiciels de montage simples et efficaces, les clients créeront plus de pastilles vidéo, les partageront davantage... et achèteront plus de caméras. Un pari osé, vu la concurrence : Sony, Panasonic, JVC, Garmin, Xiaomi...

Pour repartir de l'avant, GoPro noue aussi des partenariats sur les contenus (XGames, ligue de hockey...) et prépare l'arrivée en fin d'année d'une caméra 360° et d'un drone.

Vu dans Les Echos du 12/07/16 (Sébastien DUMOULIN)

vendredi 19 août 2016

Tour du monde des villes qui bâtissent leur "Silicon Valley" : France (Paris) (4/6)

Partout dans le monde, d'autres villes ont bâti leur propre Silicon Valley. Le Figaro Economie a fait le tour de certaines de ces villes.

La dynamique des startups est lancée à Paris dès 1990. Les premiers incubateurs voient le jour, directement inspirés du modèle américain. Leurs noms sentent bon l'Amérique. Silicon Sentier et République Alley, situés comme leur nom l'indique en plein cœur de Paris sont les deux plus emblématiques du moment.

Au fil des années, venteprivée.com, Meetic, aufeminin.com deviennent des symboles de réussite. Et les « grands frères » des entrepreneurs d'aujourd'hui en deviennent aussi d'ardents financiers.

Ce n'est qu'après quatorze ans d'existence que Silicon Sentier change de nom, pour devenir le Numa, une marque moins marquée géographiquement. L'enthousiasme est toujours là, mais le business s'est structuré, professionnalisé.

Portée par ce second souffle, Paris voit grand. La course est lancée avec les autres capitales européennes pour être sur le devant de la scène. Elle figure à la onzième place des villes les plus dynamiques pour le développement des start-up, d'après la société américaine Compass. Car Paris, en dépit des lourdeurs administratives que beaucoup fustigent encore, reste un bel endroit pour créer son entreprise.

La Ville s'est dotée d'une structure Paris & Co pour soutenir leur développement et leur implantation. Le coût d'un développeur y reste moins élevé que dans la Silicon Valley. Le Brexit et la sortie annoncée de Londres de l'Europe sonne comme une opportunité. Paris rêve d'être la ville qui attirera les premières antennes européennes de start-up américaine. La ville se targue « d'être à moins de 2 000 km de chaque pays de l'Union européenne ».

Au total, Paris compte plus d'une quarantaine d'incubateurs, 20 fablabs qui permettent notamment aux jeunes pousses de réaliser leurs premiers prototypes. Une course aux superlatifs est lancée.

La Ville de Paris, sa régie immobilière (RIVP) et la région Île-de-France ont cofinancé la construction du Cargo, 15 000 mètres carrés destinés à l'accueil des entreprises innovantes et des start-up.

Les initiatives privées se poursuivent. Xavier Niel, le fondateur de Free, a été le premier à lancer l'idée d'un lieu destiné à accueillir plus de 3 000 bureaux pour des start-up, un fablab, un auditorium… sur 34 000 mètres carrés. La Station F, située dans l'ancienne Halle Freyssinet, en plein 13e arrondissement, est encore en travaux. Elle devrait ouvrir ses portes début 2017, avec plus de six mois de retard. Parallèlement, Xavier Niel a aussi lancé l'Ecole 42, pour former les développeurs qui font tant défaut à Paris comme presque partout dans le monde.

Les grandes entreprises y vont aussi de leurs investissements pour soutenir les start-up. Le Village by CA, situé à deux pas des Champs-Élysées, bien loin de l'ambiance d'usine reconvertie en incubateur, accueille une centaine d'entreprises. Orange installe une de ses FabLab et accompagne des « promo » de jeunes entrepreneurs pendant trois mois pour dynamiser leur développement. Engie, Vinci, Bouygues… lancent des programmes de soutien et d'investissements dans les entreprises innovantes.

Bpifrance a servi de moteur pour lancer l'investissement dans les start-up. Les fonds, comme Partech, Idinvest, Capital partners… se sont multipliés avec des capacités d'investissement croissantes.

Paris et l'Île-de-France représentent, à eux seuls, la moitié de l'écosystème de l'innovation français (start-up, investisseurs, conseils…).

Vu dans Le figaro du 11/08/16 (Elsa BEMBARON)

jeudi 4 août 2016

BulldozAIR, la nouvelle pépite tricolore du Y Combinator

La start-up BulldozAIR édite un logiciel de suivi de chantier. Elle est la 6ème startup française en dix ans à être acceptée au sein du prestigieux accélérateur Y Combinator.

L'aventure californienne de BulldozAIR remonte à avril 2016. La start-up française éditrice d'une solution de gestion de tâches pour les équipes de construction, entre dans « UBI I/O », le programme d'accélération de bpifrance et Business France dans la Silicon Valley.

« Notre ténacité a dû jouer, analyse Ali El Hariri, cofondateur de la société. Nous nous étions déjà présentés un an auparavant et avions été recalés. Mais l'échec là-bas n'a pas le même sens qu'en France. Cette année, nous avons focalisé notre présentation sur les progrès récents de notre business model : initialement gratuit et destiné aux petites entreprises, nous avons transformé notre produit pour le rendre utilisable par des grands groupes. Total, la SNCF, Air Liquide, Bouygues, Vinci et Eiffage font désormais partie de nos clients. »

La qualité de l'outil mis au point par BulldozAIR, adaptable à toutes sortes de clients, dans un secteur réputé peu technophile, a fait le reste, tout comme la complémentarité des deux fondateurs, l'un expert du secteur de la construction, l'autre du développement d'applications mobiles B to B.

Pour bénéficier du programme, la pépite s'est adaptée en créant une société juridiquement américaine. La moitié de l'équipe de 15 personnes s'est installée pour trois mois à San Francisco, tandis que les équipes techniques de R&D sont restées en France.

Vu dans Les Echos du 08/07/16 (Géraldine DAUVERGNE)

jeudi 21 juillet 2016

Un salarié sur huit en France travaille pour une firme étrangère

Près de 2 millions de Français travaillent dans une entreprise dont le siège social est situé à l'étranger (un salarié sur huit). Un chiffre stable après une très forte diminution en 2009.

C'est ce qu'indique l'Insee dans une étude publiée ce mois de juillet.

Fin 2013, les multinationales employaient 7,1 millions de Français. Parmi ceux-ci, 1,85 million travaillaient dans une entreprise dont le centre de décision est situé à l'étranger. L'emploi dans ces firmes étrangères a subi une chute de 11 % en 2009, à la suite de la crise financière. Mais, «au cours des quatre années suivantes, les effectifs sont restés quasi stables, avec une baisse globale de 1 % », détaille l'institut statistique.

Dans l'Hexagone, les entreprises étrangères sont surreprésentées dans le secteur de l'industrie. En 2013, 37 % de leurs salariés sont employés dans ce secteur contre 27 % pour les multinationales françaises. Dans l'industrie du papier et du carton, ces entreprises sont même majoritaires. Elles concentrent 53 % des emplois salariés. De même dans la métallurgie avec un taux de 50 %.

Ce phénomène peut refléter «la volonté de certaines entreprises de garder la maîtrise d'une technologie innovante ou d'un savoir-faire spécifique, explique l'Insee.

S'implanter en France plutôt que d'y sous-traiter sa production » peut permettre à la multinationale « de rester la seule à exploiter sa technologie. » Autre raison avancée par l'Institut : rapprocher les unités de production des marchés finaux pour réduire les coûts de transport des biens produits. 

Le trio de tête pour l'origine de ces firmes étrangères est composé de l'Union européenne, des États-Unis et de la Suisse.

Les firmes des pays émergents restent rares. Celles des fameux Bric (Brésil, Russie, Inde, Chine) ne concentrent que 1 % de l'emploi salarié des multinationales étrangères.

Vu dans Les Echos du 20/07/2016 (HG)

dimanche 10 juillet 2016

Rachat de la société de pêche bretonne CFTO par le néerlandais P&P

La Compagnie Française du Thon Océanique (CFTO), basée à Concarneau (Finistère), a été rachetée par néerlandais Parlevliet & Van der Plas (P&P).

Les deux armements ont finalisé, ce début juillet 2016, leurs négociations et les procédures d'audit préalable nécessaires pour la réunion de deux fleurons de la pêche européenne.

La société bretonne compte 14 navires et s'affiche comme le premier armement pour la pêche au thon tropical en France. P&P de son coté emploie plus de 6.000 personnes, avec une flottille de 25 navires qui dessert notamment les marchés européens, africains et asiatiques.

Parlevliet & Van der Plas indique que ce rachat « n'aura aucune conséquence sociale »

Vu dans Les Echos du 5 juillet 2016

mercredi 6 juillet 2016

Huawei : quatre centres de recherche en France

Huawei est présent depuis treize ans en France. En 2014, il a annoncé un plan d’investissement de 1,5 milliard d’euros à horizon 2018 dans le pays. 

Il a d’ores et déjà créé quatre centres de recherche et développement où travaillent 130 scientifiques et ingénieurs, et les effectifs vont continuer à augmenter. 
L’un de ces centres est spécialisé dans la recherche mathématique. Deux autres centres sont consacrés aux puces et aux objets connectés. Le dernier concerne l’esthétique, domaine où la France est considérée comme un leader mondial incontestable.  

Huawei annonce également un partenariat avec la Web@cadémie pour financer 10 bourses par an sur 3 ans à destination d’élèves décrocheurs réinsérés grâce à l’apprentissage du code

Vu dans Le Figaro du 5 juillet 2016 (Benjamin FERRAN)

samedi 2 juillet 2016

Cédric VILLANI en mission auprès d'Olli REHN

Le ministre finlandais de l'Economie, Olli REHN, a reçu le mathématicien Cédric VILLANI à l'initiative de l'Institut français d'Helsinki, pour mieux comprendre le succès français dans la discipline (13 médailles Fields contre 15 pour les Américains).

L'ex-commissaire l'a consulté sur les mesures en faveur de l'innovation, de la recherche fondamentale et de l'économie digitale.

Vu dans Les Echos 

mercredi 29 juin 2016

La PME française DEVIALET renforce sa présence chez APPLE

DEVIALET commercialise ses enceintes made in France dans dix nouveaux Apple Store en Europe.

Elle espère doubler son chiffre d'affaires cette année et réaliser ses premiers bénéfices.

DEVIALET poursuit sa montée en puissance. Quatre mois après avoir débarqué dans quinze Apple Store américains, le spécialiste français de la hi-fi haut de gamme s'invite dans les magasins européens d'APPLE. Depuis cette semaine, son enceinte connectée, Phantom, est en effet disponible dans dix nouveaux Apple Store (Londres, Berlin, Rome, Barcelone…), dont deux à Paris.

D'ici à la fin de l'année, DEVIALET espère être présent dans une centaine de boutiques du géant californien (les plus grosses). La genèse de cet accord commercial remonte à l'automne 2015. C'est la grande patronne de la distribution d'Apple, Angela Ahrendts, qui l'a conclu avec Quentin Sannié, cofondateur et PDG de DEVIALET.

La société française, qui réalise plus de 90 % de sa production dans l'Hexagone, jouit d'une très bonne notoriété dans la Silicon Valley. De nombreux leaders de la tech sont des fans inconditionnels de la marque et de son enceinte connectée. Andy Rubin, le cofondateur d'Android, en a acheté 150 pour sa famille et ses amis ! Marc Benioff, le patron de Salesforce, est devenu l'un de ses meilleurs VRP.

DEVIALET dispose de deux boutiques en propre à Paris, et quelques autres dans de grandes capitales. Il commercialise aussi ses produits sur son site Web et chez des revendeurs spécialisés dans la hi-fi.

Mais la présence chez APPLE va clairement booster les ventes de la PME, qui emploie 165 personnes, dont les trois quarts en France. Cette année, le chiffre d'affaires devrait doubler par rapport à 2015 (33 millions d'euros).

Vu dans Les Echos

vendredi 17 juin 2016

L'actionnaire chinois du Club Med ne lâche pas la France

Le groupe contrôlé par Fosun prévoit d'investir plus de 300 millions d'euros sur cinq ans en France.

Un peu plus d'un an après sa prise de contrôle par son actionnaire chinois Fosun, le Club Méditerranée a plutôt bonne mine en dépit d'un environnement grisâtre et pas seulement en France.

Henri Giscard d'Estaing, le PDG de Club Méditerranée, a fait état d'un excédent brut d'exploitation de 100 millions d'euros, en hausse de 36 % par rapport à son niveau constaté un an auparavant, pour un volume d'affaires de 821 millions, en hausse de 3,6 %. Une progression qui s'explique, notamment, par l'augmentation de 6 % du nombre de clients, à 634.000, soit la meilleure performance commerciale depuis dix ans.

La rentabilité a été alimentée par l'accroissement des clients étrangers (69 % du total), la clientèle française étant en léger recul compte tenu de la désaffection à l'égard de l'Afrique du Nord et de la Turquie. A contrario, le Club Med a profité, entre autres, du succès de ses villages de ski - fort rentables - en France, dont le développement est au cœur de sa stratégie.

Le Club, qui se positionne en numéro un mondial des vacances à la neige, prévoit d'ouvrir au moins un village en montagne par an à partir de fin 2016 jusqu'à 2019-2020. Le premier de cette série sera ouvert en Chine, à Beidahu, et constituera sa deuxième unité dans le pays. Trois autres sont programmés dans les Alpes : Samoëns-Morillon (décembre 2017) ; Arcs 1650 pour décembre 2018 ; un troisième étant en cours de sélection pour 2020. Sans parler de la montée en gamme du village Arcs Extrême. Avec son programme de rénovation, qui concerne aussi ses villages de la Palmyre et Opio - susceptible de séduire une clientèle chinoise -, le montant de l'enveloppe dépasse les 300 millions d'euros.

Ces projets illustrent la volonté de la direction du Club d'investir en France. Elle reste sa première destination, avec 330.00 clients dont un tiers d'étrangers pour l'essentiel séduits par l'offre ski.

En parallèle, le groupe va mettre le paquet à l'adresse des Français et des francophones belges et suisses. Il compte porter le volume d'affaires auprès de ces clientèles à près de 1 milliard d'euros d'ici à cinq ans, à comparer à environ 800 millions d'euros pour 2015-2016. Chinois mais bien français, le Club entend aussi développer les circuits individuels, avec notamment une offre sur la Chine à partir de l'hiver prochain.

Les chiffres clefs :
  • 24 Villages  = Le nombre de sites du Club Méditerranée en France - dont 16 dans les Alpes -, sur un total de 67 dans le monde.
  • 400 Millions d'euros = Le chiffre d'affaires annuel a minima réalisé par le Club Méditerranée en France, qui demeure sa première destination.

Vu dans Les Echos (08/06/16)

mercredi 15 juin 2016

Les Chantiers de Saint-Nazaire tournent à plein régime

L'armateur américain Royal Caribbean Cruises vient de commander trois nouveaux navires à STX France, dont un Classe Oasis, qui est le plus grand navire de croisière du monde.

C'est environ 22 millions d'heures de travail supplémentaires qu'obtient STX France. Début avril, il avait déjà décroché auprès du croisiériste italien MSC : quatre navires, représentant 37 millions d'heures de travail.

Les chantiers de Saint-Nazaire construiront deux paquebots par an entre 2018 et 2022. Une charge de travail comme ils n'en ont pas connu depuis un demi-siècle et la vague de constructions de pétroliers géants.

Le carnet de commandes représente 100 millions d'heures, soit plus de neuf ans d'activité pour les 6 000 salariés du site, dont 2 400 pour la seule société STX France. Un nombre qui ne cesse de progresser. Le rythme des trois dernières années - 150 à 200 embauches par an - devrait se poursuivre au moins sur deux ans encore.

Les capacités industrielles sont utilisées au maximum. STX France est « en recherche active d'un partenaire », afin de sous-traiter une partie des navires commandés. À plus long terme, la société française pourrait aller plus loin. STX France dispose en effet d'un centre de recherche, qui n'emploie pas moins de 500 ingénieurs et techniciens.

Tous les navires commandés depuis le début de l'année appartiennent à des séries qui comptent d'autres unités. Le bureau de recherche n'a pas beaucoup de travail à effectuer avec eux. Conséquence : il est disponible pour répondre à d'autres appels d'offres ou d'autres projets. En cas de succès, il n'y aurait aucune capacité industrielle disponible chez STX. Les nouvelles commandes seraient alors intégralement sous-traitées à un autre chantier.

Vu dans Les Echos (Emmanuel EGLOFF)

lundi 13 juin 2016

Des sièges d'entreprises quittent la France : signal d'alerte

Technip, après son rapprochement avec le texan FMC, s'est installé à Londres. La France a également perdu les sièges sociaux de Lafarge, Alcatel-Lucent et Alstom.
Sans que cet argument soit formellement avancé, Londres met en avant son attractivité fiscale et a annoncé que son taux d'imposition maximum sur les sociétés allait tomber à 18 % en 2020, contre 38 % en France.

 
Dans les faits, plusieurs entreprises du CAC 40 ont d'ores et déjà leur siège social à l'étranger comme Solvay (Belgique) ou Airbus (Pays-Bas). La première parce qu'elle est belge d'origine et qu'elle a mis la main sur Rhodia. Et la seconde parce qu'elle entend bénéficier des facilités offertes par la législation locale pour les holding. Mais après le rachat de Lafarge par Holcim, des activités énergétiques d'Alstom par General Electric ou d'Alcatel-Lucent par Nokia, la décision de Technip d'installer le siège social du nouvel ensemble à Londres suscite des inquiétudes.

Dans une étude parue fin avril sur l'attractivité de la France pour les entreprises, le Conseil d'analyse économique a constaté sur trente ans une très nette érosion de la part de la France au profit de l'Allemagne et de la Belgique, dans les centres de décision, c'est-à-dire les sites accueillant des fonctions stratégiques. En 1980, la France était le pays d'Europe qui en accueillait le plus (20,5 % du total). En 2012, elle avait chuté en quatrième position (16,8 %).

Peut-on changer la donne ? Les auteurs estiment irréalistes d'engager une bataille sur la localisation des sièges sociaux. « Abaisser radicalement la fiscalité des entreprises pour attirer des sièges entraînerait un manque à gagner important pour des gains limités en termes d'emplois et d'activité. »
 
En revanche, la France a encore une carte à jouer sur les centres de décision au sens large, en développant des pôles universitaires d'excellence mondiale et en assurant une stabilité fiscale pour les cadres à hauts revenus. Le tout afin de limiter l'hémorragie.

Vu dans Les Echos

mercredi 8 juin 2016

Stripe s'installe en France

STRIPE, la plate-forme de paiements sur Internet et mobile compte déjà plus de 1.000 start-up clientes en France.

Après deux ans de travail sur le terrain, la jeune pousse californienne a officialisé mardi soir le lancement en France de sa plate-forme. Paris a vocation à être son hub des opérations en Europe du Sud.

Si la société sert des grandes enseignes comme Walmart aux Etats-Unis, sa volonté est bien de se concentrer sur l'accompagnement des start-up innovantes, en leur fournissant les moyens d'accepter et de gérer facilement des paiements à distance en toute sécurité, par carte mais aussi avec des portefeuilles digitaux comme Apple Pay, Android Pay ou le chinois Alipay, et ce dans plus de 130 devises différentes

Symbole de son positionnement, la société, valorisée 5 milliards de dollars, a annoncé son lancement au hub de BPIfrance à Paris.

Sa proximité avec la filiale de la Caisse des Dépôts mais aussi avec des accélérateurs comme The Family, Numa ou des fonds comme Partech ou Alven Capital lui aurait déjà permis de convaincre plus des deux tiers des start-up parisiennes, créées au cours des dix-huit derniers mois, d'adopter sa solution.

Vu dans les Echos (08/06/16)

lundi 30 mai 2016

Tesla ouvre une boutique en centre commercial

Le constructeur de voitures électriques TESLA a confirmé son intention d'ouvrir une « boutique » dans le centre commercial de Parly 2, dans la région parisienne,

« Une telle implantation nous permettra d'aller à la rencontre du grand public, explique Olivier LOEDEL, directeur de Tesla en France. Parly 2 est un centre commercial haut de gamme, qui reçoit 12 millions de visites par an, avec un public cohérent par rapport à la typologie des gens qui peuvent acheter une Tesla. »

D'une surface de 200 m², la boutique de Parly 2, qui devrait ouvrir fin juin, servira surtout de point de contact avec les futurs clients. Il ne s'agit donc pas d'un centre de livraison et de service, comme le groupe en possède à Chambourcy, Aix-en-Provence ou Bordeaux.

Tous ces points de vente présentent la particularité d'être des succursales directes de TESLA, et pas des concessionnaires.

TESLA veut maîtriser la relation avec les clients. Cette approche est caractéristique des acteurs des nouvelles technologies. Elle nécessite des capitaux, ce qui impose un développement rapide.
A la fin de l'année, un grand centre devrait ouvrir à Lyon et peut-être un point de vente à Paris intra-muros. Selon les données du Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA), 245 Tesla ont été immatriculées en France sur les quatre premiers mois de l'année, ce qui représente une hausse de 70 % sur un an.

Ce chiffre représente 3 % des immatriculations de véhicules électriques sur la période en France.

Vu dans le Figaro (Emmanuel EGLOFF)

vendredi 20 mai 2016

La France reste parmi les 10 pays les plus prisés des investisseurs étrangers

Moins attractif que l'Allemagne ou le Royaume-Uni, la France arrive en 8ème place du baromètre AT Kearney.
Après une période de repli sur leurs marchés nationaux, les grands investisseurs mondiaux recommencent à regarder vers l'étranger, révèle le dernier baromètre AT Kearney,.

Selon cette étude, qui offre une vue globale des plans d'investissements des dirigeants mondiaux, 70 % de patrons de 500 multinationales envisagent ainsi une augmentation de leurs investissements à l'étranger dans les trois prochaines années.

Pourtant, ils restent très sélectifs sur les pays dans lesquels investir, privilégiant les zones les plus sûres. Sans surprise, les États-Unis et la Chine restent en tête des pays les plus prisés des investisseurs, pour la troisième année consécutive.

Victimes des tensions géopoli­tiques, les pays émergents sont en recul : « Les Brics ont quasiment disparu du classement », note Xavier Mesnard, partner chez AT Kearney. La Russie est absente du palmarès, le Brésil perd 6 places et le Mexique 9. Quant à l'Afrique, elle est la grande absente du classement, sans aucun pays retenu.
En revanche, l'Europe, qui reste le plus gros marché au monde, demeure une zone prioritaire : 13 pays européens figurent dans la liste des 25 pays où les dirigeants prévoient d'investir en priorité cette année.

La bonne place de la France, s'explique par les mesures prises pour accroître l'attractivité, comme le CICE ou la loi Macron, mais aussi par une amélioration globale de l'image de la France, à laquelle travaille Business France

Il reste cependant des efforts à faire. Car si les dirigeants prévoient d'augmenter leurs plans d'investissement en France dans l'industrie et les services, ils veulent les réduire dans le secteur des nouvelles technologies. « La France n'est pas unanimement perçue comme une terre d'avenir pour les investissements informatiques », estime Xavier Mesnard. « Le coût du travail et les pesanteurs réglementaires restent des freins. Mais le "French Bashing" est en recul chez les grands investisseurs.

La France bénéficie de sa position géographique centrale, d'atouts structurels forts, de bonnes infrastructures et d'une éducation supérieure de qualité.


Vu dans Le Figaro (Marie-Cécile RENAULT)

jeudi 31 décembre 2015

Docker : just do it !

DOCKER : Parcours californien à succès pour 3 entrepreneurs français. Solomon HYKES fait une synthèse de l'aventure. Elle parait simple, même si ça ne l'était probablement pas. Bravo.
  • Formulaire et sélection sur le site de Y Combinator. 
  • 15 minutes de pitch. 
  • Installation à San Francisco. 
  • Premiers utilisateurs immédiats : les startups de l'incubateur. 
  • Fail fast, win faster
  • Startup mode US avec des "français" et pas que ;-)



Solomon Hykes (Docker): «On est venu aux Etats... par We-Love-Entrepreneurs