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jeudi 6 octobre 2016

Le papetier ardéchois Canson passe sous pavillon italien

Le célèbre papier Canson change de nationalité. Le groupe italien Fila va mettre la main sur le papetier français pour un montant de 85 millions d'euros.

« Canson est l'entreprise la plus prestigieuse au monde dans le secteur de la production et de la distribution de papier à haute valeur ajoutée », s'est réjoui Massimo Candela, le patron du fabricant d'instruments d'écriture Fila, dans un communiqué.

Le propriétaire de Canson, le groupe normand Hamelin, menait des négociations exclusives avec Fila depuis mai. L'acquisition valorise le papetier ardéchois à 85 millions d'euros.

Fondé en 1557 par la famille Montgolfier, Canson est basé à Annonay. Le papetier ardéchois compte 450 salariés et a généré un chiffre d'affaires de plus de 100 millions d'euros en 2015 (+5,2 %).

En difficulté, il avait annoncé en octobre 2014 vouloir supprimer 58 postes. Après la mobilisation des salariés, le PSE avait été suspendu, mais un plan de départs volontaires est toujours en cours.

L'entreprise compte une usine en France et des sites de transformation et de distribution en France, en Italie, aux Etats-Unis, en Chine, en Australie et au Brésil.

Fila n'a pas donné de précisions mercredi sur leur avenir, mais la direction de Canson avait indiqué en juillet que l'ensemble des salariés des sites français devait être repris.

Le groupe Fila est spécialisé dans la fabrication d'articles d'écriture et de dessin, et compte plusieurs grandes marques comme les crayons de couleur Giotto. La société est cotée à la Bourse de Milan depuis novembre 2015. Né à Florence en 1920, Fila est géré depuis 1956 par la famille Candela.

L'entreprise a réalisé un chiffre d'affaires de 275 millions d'euros en 2015 et emploie au total 6.500 personnes.

Vu dans Les Echos du 06/10/16 (E. G., avec AFP)

dimanche 25 septembre 2016

Pourquoi les formations au leadership ne servent à rien ? (Harvard Busines Review)

Vu dans le journal Les Echos du 22/09/16, qui reprenait un article de la « Harvard Business Review » :

Attaque sans nuances lancée  : 
  • la formation en entreprise s'apparente à « un grand pillage » et les gigantesques sommes investies (160 milliards en 2015 aux Etats-Unis, 365 milliards au niveau mondial) ne génèrent pas, ou peu, de retour sur investissement.
Dans un long article, Michael Beer, Magnus Finnström et Derek Schader s'en prennent en particulier aux formations au leadership ou à la conduite du changement.

S'appuyant sur de nombreuses études menées depuis les années 1950, ils écrivent que, dans les trois quarts des cas,« l'apprentissage n'entraîne pas une plus grande efficacité, parce que les gens retrouvent vite les anciens modes de fonctionnement ». 

Ce ne sont ni le contenu ni l'approche de ces formations qui posent problème, mais la direction des entreprises, qui les met souvent en place sans réel changement de son organisation

D'où un décalage entre ce que le salarié apprend et ce qu'il constate, ce qui peut le rendre indifférent, démotivé ou cynique. 

Face à ce risque, la bonne méthode tient de l'évidence : d'abord travailler sur l'organisation et le management au plus haut niveau et ensuite, mais ensuite seulement, se servir de la formation pour diffuser le changement dans l'entreprise.


lundi 22 août 2016

La montée en puissance des investissements chinois en Europe et aux Etats-Unis

Tantôt recherchés, tantôt redoutés, les capitaux chinois déferlent en Europe comme aux Etats-Unis.

dimanche 21 août 2016

Tour du monde des villes qui bâtissent leur "Silicon Valley" : Angleterre (Londres) (6/6)

Partout dans le monde, d'autres villes ont bâti leur propre Silicon Valley. Le Figaro Economie a fait le tour de certaines de ces villes.

Londres est une pièce essentielle de la stratégie des géants du Web en Europe. Elle dispose également d'un écosystème puissant pour les start-up du Continent. L'Irlande est le lieu privilégié par les grandes sociétés américaines afin d'installer leur siège en Europe, du fait de ses dispositions fiscales avantageuses.

Mais Londres reste leur point d'entrée pour les activités de l'Europe. La plupart des entreprises de la Silicon Valley y ont installé des bureaux et des centres de développement.
  • Google a récemment inauguré un immeuble de onze étages juste à côté de la gare de St Pancras, où doivent s'installer à termes plus de 2 500 employés. 
  • Facebook dispose lui aussi de son propre centre de recherche à Londres. 
  • Apple y gère son marketing et sa communication pour toute l'Europe, 
  • Twitter ou l'application Snapchat, également.

Londres accueille aussi de nombreuses start-up, dont six sont déjà valorisées à plus d'un milliard de dollars. La capitale anglaise est considérée comme le sixième écosystème le plus avantageux pour les start-up dans le monde par la société Compass, devant Berlin (9e), Paris (11e) ou Amsterdam (19e). Londres a même hérité d'un surnom en hommage à sa lointaine cousine californienne : la Silicon Roundabout, en référence à un rond-point dans le quartier où ont élu domicile de nombreuses start-up et structures destinées à les accueillir. On l'appelle aussi « Tech City », du nom de l'initiative éponyme mené par le gouvernement anglais pour favoriser l'entreprenariat. Ce dernier affirme que plus de 328 223 employés du secteur du numérique habitent à Londres.

La capitale anglaise dispose de nombreux avantages pour attirer les entrepreneurs :
  • utilisation de la langue anglaise, 
  • présence de nombreux géants du numérique, 
  • avantages fiscaux accompagnant la création d'entreprises... 

Les start-up londoniennes bénéficient aussi de la proximité avec la City et ses prestigieuses banques d'affaires. Entre 2010 et 2015, une trentaine de fonds d'investissement sont nés à Londres, d'après une étude de VentureSource et du Financial Times. Les entrepreneurs anglais ont levé plus de 4,3 milliards d'euros en 2015. À lui seul, le Royaume-Uni a englouti le tiers du capital investi dans les start-up européennes, loin devant l'Allemagne (2,6 milliards) et la France (1,81 milliard), selon un baromètre réalisé par le cabinet EY.

La sortie du Royaume-Uni de l'Union Européenne a donné des sueurs froides aux entrepreneurs anglais. Les activités des grandes sociétés du Web, comme Apple ou Google, ne sont pas menacées par le Brexit, puisque leur siège est en Irlande. Les conséquences pourraient en revanche être plus graves pour les structures modestes. Certaines start-up ont d'ailleurs ouvertement fait campagne contre le Brexit. Ces entreprises craignent désormais une législation floue, des difficultés de recrutement à l'international et, surtout, de ne plus avoir accès au marché unique européen.

Le gouvernement anglais essaie tant bien que mal de rassurer ses entrepreneurs. Fin juillet, Tech City UK a publié une étude affirmant que 200 millions de dollars avaient été levés par des start-up anglaises depuis le référendum du Brexit. « C'est la preuve que Londres continuera à montrer la voie dans les nouvelles technologies (...) Nous sommes toujours ouverts sur le monde et prêts à accueillir les meilleurs talents internationaux », s'est enthousiasmé Sadiq Khan, maire de Londres.

Vu dans Le Figaro du 13/08/16 (Lucie RONFAUT)

lundi 15 août 2016

Tour du monde des villes qui bâtissent leur "Silicon Valley" : Inde (1/6)

Partout dans le monde, d'autres villes ont bâti leur propre Silicon Valley. Le Figaro Economie a fait le tour de certaines de ces villes.

À San Francisco, on quitte l'école avant son diplôme pour monter sa start-up. À Bangalore, en Inde, on démissionne d'une entreprise américaine pour devenir entrepreneur.

Sachin Bansal et Binny Bansal font partie des chanceux qui ont réussi cette transition. En 2007, ces deux ingénieurs indiens ont abandonné leur poste chez Amazon pour fonder leur propre site d'e-commerce. Neuf ans plus tard, Flipkart est l'une des licornes indiennes.

Ce succès est emblématique de la transformation que traverse actuellement Bangalore. Depuis une trentaine d'années, cette ville du sud de l'Inde accueille la plupart des grandes entreprises de nouvelles technologies, qui viennent y embaucher des ingénieurs qualifiés mais au coût bien plus faible que leurs confrères occidentaux.

Ces sociétés se sont presque toutes installées sur l'interminable Whitefield Road. Cette artère bouillonnante a donné naissance, et souvent une première expérience, à une nouvelle génération d'ingénieurs indiens. Ceux-ci ne rêvent pas de travailler chez Google ou Microsoft, mais plutôt de monter une start-up capable un jour de rivaliser avec les entreprises occidentales.

Plusieurs sociétés indiennes sont déjà parvenues à contrecarrer les plans des géants américains. Amazon court toujours après Flipkart, malgré de lourds investissements en Inde.

Le spécialiste du transport en VTC Uber subit la concurrence féroce d'Ola. Cette dernière est valorisée à 5 milliards de dollars et soutenue par des investisseurs internationaux, dont Didi Chuxing, grand rival d'Uber, qui a récemment forcé son départ de Chine.

Ola et Flipkart ont toutes les deux été fondées à Bangalore. La ville héberge aujourd'hui plus de 30 % des start-up en Inde. Elle occupe la quinzième place au classement annuel de la société Compass des villes les plus attractives pour les start-up dans le monde.

En quelques années, Bangalore a vu éclore de nombreux incubateurs. Certains sont sponsorisés par des géants occidentaux, intéressés par le développement de ces nouveaux talents indiens. Oracle, Microsoft, Airbus ou le Numa, disposent tous d'un incubateur à Bangalore.

Apple a annoncé en mai l'ouverture prochaine d'une structure dédiée aux entrepreneurs indiens dans la ville. Des sociétés d'investissement étrangères sont déjà installées en Inde, comme le japonais SoftBank, les américains Tiger Global et Google.

Le gouvernement indien essaie lui aussi d'encourager l'entreprenariat local. En janvier, le premier ministre indien, Narendra Modi, a lancé une initiative dédiée aux start-up, Startup India. Elle comprend plusieurs mesures destinées à faciliter l'entreprenariat : création d'un fonds d'investissement public, dispositions fiscales avantageuses, réduction des coûts de dépôt de brevet, programme numérique dans les écoles… En juin, néanmoins, le gouvernement indien a été forcé de réviser ses projets face au peu de candidatures des start-up, découragées par la complexité du processus. De nombreuses entreprises de nouvelles technologies se heurtent au mur de la terrible bureaucratie indienne, quelles que soient leur taille ou leur origine.

D'autres villes indiennes disposent désormais d'un écosystème favorable à l'entreprenariat, grâce à la présence de grandes entreprises ou d'universités spécialisées. Cette année, New Delhi est bien partie pour lui voler le titre de Silicon Valley indienne. La capitale a attiré plus de 917 millions de dollars d'investissement dans des start-up entre janvier et juin 2016, d'après une étude de l'institut Tracxn. Bangalore, de son côté, en a récolté 489 millions. La région de New Delhi accueille quelques grands noms du Web indien. C'est le cas de Zomato, un moteur de recherche de restaurants, ou de Snapdeal, justement le grand concurrent de Flipkart dans l'e-commerce.

Vu dans le Figaro du 08/08/16 (Lucie RONFAUT)

vendredi 12 août 2016

Le secteur spatial français invité à faire sa révolution culturelle

Dans un rapport sur les enjeux du secteur spatial remis fin juillet, au Premier ministre, Geneviève Fioraso, députée de l'Isère et ancienne ministre de la Recherche, souhaite que la famille française du spatial (CNES, Airbus, Thales, Airbus Safran Launchers…) fasse sa révolution culturelle, afin de ne pas rater la démocratisation de l'accès à l'espace.

Elle, qui s'est battue en 2014 pour le nouveau lanceur Ariane 6 face à ses pairs européens, explique à présent que l'histoire ne s'arrête pas à la réalisation de cette fusée meilleur marché et modulable, mais qu'il faut aller aussi vers l'« open space » : l'espace au service des citoyens

Au sein des entreprises spatiales, longtemps guidées par les seuls progrès technologiques, les ingénieurs doivent accueillir d'autres cultures, pour ne pas se laisser distancer sur l'aval de la filière, à savoir les nouveaux usages du spatial.

Dans son rapport, l'ex-ministre rappelle ainsi la triple révolution en cours dans le secteur
  1. réduction drastique des coûts des lanceurs et bientôt des satellites
  2. accélération du numérique avec l'identification du spatial comme un pourvoyeur de données (Big Data)
  3. concurrence accrue des pays émergents, qui misent sur le spatial pour des raisons de souveraineté stratégiques et pour en faire un levier de développement économique. 
Concernant cette troisième révolution, l'Inde utilise déjà le secteur spatial dans certaines régions pour conduire une agriculture dite « de précision », c'est-à-dire guidée par des données satellitaires en temps quasi-réel. Données météo, climatiques, de positionnement (constellation européenne Galileo) et d'observations de la Terre (constellation Copernicus)…

Plus de 90 % des données offertes par les satellites de Copernicus sont, par exemple, utilisées par les géants du Web américains. « Les développements technologiques actuels permettent d'envisager très bientôt le lien entre l'infrastructure satellitaire et les domaines de l'Internet des objets, de la télémédecine, de la pédagogie numérique ou des véhicules autonomes. La France doit être motrice de ce changement », prône Geneviève Fiorasco. 

Pour faciliter l'émergence des start-up, la ministre insiste sur le besoin de généraliser la traduction des données Copernicus dans un format utile, accessible aux start-up. 

SparkIndata, un projet porté par Atos et cofinancé par le programme d'investissements d'avenir (PIA), est ainsi chargé de simplifier des données géolocalisées pour les intégrer dans différents domaines d'application. Il faut amplifier ses initiatives et ne pas perdre de temps. 

Le Royaume-Uni s'est engagé, avec la création il y a trois ans par les pouvoirs publics du centre Catapult Satellite Applications a déjà fédéré 65 start-up qui veulent exploiter les données spatiales.

Vu dans les Echos du 27/07/16


jeudi 21 juillet 2016

Un salarié sur huit en France travaille pour une firme étrangère

Près de 2 millions de Français travaillent dans une entreprise dont le siège social est situé à l'étranger (un salarié sur huit). Un chiffre stable après une très forte diminution en 2009.

C'est ce qu'indique l'Insee dans une étude publiée ce mois de juillet.

Fin 2013, les multinationales employaient 7,1 millions de Français. Parmi ceux-ci, 1,85 million travaillaient dans une entreprise dont le centre de décision est situé à l'étranger. L'emploi dans ces firmes étrangères a subi une chute de 11 % en 2009, à la suite de la crise financière. Mais, «au cours des quatre années suivantes, les effectifs sont restés quasi stables, avec une baisse globale de 1 % », détaille l'institut statistique.

Dans l'Hexagone, les entreprises étrangères sont surreprésentées dans le secteur de l'industrie. En 2013, 37 % de leurs salariés sont employés dans ce secteur contre 27 % pour les multinationales françaises. Dans l'industrie du papier et du carton, ces entreprises sont même majoritaires. Elles concentrent 53 % des emplois salariés. De même dans la métallurgie avec un taux de 50 %.

Ce phénomène peut refléter «la volonté de certaines entreprises de garder la maîtrise d'une technologie innovante ou d'un savoir-faire spécifique, explique l'Insee.

S'implanter en France plutôt que d'y sous-traiter sa production » peut permettre à la multinationale « de rester la seule à exploiter sa technologie. » Autre raison avancée par l'Institut : rapprocher les unités de production des marchés finaux pour réduire les coûts de transport des biens produits. 

Le trio de tête pour l'origine de ces firmes étrangères est composé de l'Union européenne, des États-Unis et de la Suisse.

Les firmes des pays émergents restent rares. Celles des fameux Bric (Brésil, Russie, Inde, Chine) ne concentrent que 1 % de l'emploi salarié des multinationales étrangères.

Vu dans Les Echos du 20/07/2016 (HG)

lundi 4 juillet 2016

Le chantier naval allemand Blohm&Voss s’installe à La Ciotat

Blohm & Voss exploitera la grande « forme de radoub » pour l'entretien des méga-yachts.

La Ciotat engage une nouvelle phase de développement en montant en gamme.

La Semidep, société publique locale gérant les 35 hectares des friches portuaires de l'ancien chantier naval de la Normed, reconverti en site de réparation navale, le « refit », pour les méga-yachts, vient de se choisir un nouvel opérateur, le chantier allemand Blohm&Voss.

Celui-ci exploitera la grande « forme de radoub ». Ce bassin permettant l'accueil et la mise à sec des navires pour leur entretien est l'un des plus grands en Méditerranée avec 350 m de long sur 60 de large. C'est surtout l'une des rares grandes formes en Europe, avec celle de Barcelone, entièrement dédiée à la réparation navale de yachts. L'Europe du Nord en dispose de plusieurs, mais elles sont surtout utilisées pour la construction de bateaux et proches de la saturation.

L'accord avec l'entreprise de Hambourg de 1 100 salariés débouchera sur la création d'une filiale à La Ciotat avec un « transfert de compétences » et une implication dans le réseau de sous-traitants et dans la formation.

Le contrat ne porte dans un premier temps que sur 36 mois de période probatoire avant d'aller plus loin. Blohm&Voss a prévu d'embaucher une centaine de personnes d'ici à trois ans et de réaliser 30 millions d'euros de chiffre d'affaires.

L'objectif est bien de faire monter en gamme le chantier de La Ciotat et sa trentaine d'entreprises. Elles réalisent plus de 110 millions de chiffre d'affaires, emploient quelque 700 employés et traitent 600 bateaux par an dont une centaine de plus de 30 mètres.


Vu dans Le Figaro (Aliette DE BROQUA)

mercredi 22 juin 2016

General Electric (GE) va investir 35 millions d'euros à Belfort

Le conglomérat américain va produire des turbines de grande puissance (60 Hz) à Belfort. La montée en charge industrielle devrait permettre de créer 500 emplois.

L'accord conclu lundi à Paris avec le gouvernement français, selon lequel Coface apportera un soutien renforcé pour les projets de turbines à gaz à cycles combinés nécessitant un financement à l'export, donne cette fois le feu vert à des investissements industriels de 35 millions d'euros à Belfort.

Le site est déjà centre d'excellence mondiale pour les turbines de 50 Hz, à la suite du premier contrat signé en septembre 2015 portant sur 3,1 milliards d'euros pour des projets éligibles en Indonésie, en Egypte, au Maroc et au Bangladesh. Pour les turbines de 60 Hz, GE a déposé des offres en Arabie saoudite, au Mexique et au Brésil, pour lesquelles le groupe avait besoin du soutien et de la garantie d'une agence de crédit export.

La SEM d'immobilier d'entreprise, Tandem, gère le site industriel. Une rencontre est prévue en juillet prochain avec Corinne de Bilbao, présidente de GE France sur la réorganisation du site.

Les 500 emplois directs et indirects annoncés seront créés au fur et à mesure de la signature des contrats et de la montée en charge industrielle. Le site de Belfort doit par ailleurs bénéficier d'une partie des 1.000 emplois que GE avait promis de créer en France dans le cadre du rachat de la division énergie d'Alstom, et qui renforceront encore le site.

Vu dans les Echos

vendredi 20 mai 2016

La France reste parmi les 10 pays les plus prisés des investisseurs étrangers

Moins attractif que l'Allemagne ou le Royaume-Uni, la France arrive en 8ème place du baromètre AT Kearney.
Après une période de repli sur leurs marchés nationaux, les grands investisseurs mondiaux recommencent à regarder vers l'étranger, révèle le dernier baromètre AT Kearney,.

Selon cette étude, qui offre une vue globale des plans d'investissements des dirigeants mondiaux, 70 % de patrons de 500 multinationales envisagent ainsi une augmentation de leurs investissements à l'étranger dans les trois prochaines années.

Pourtant, ils restent très sélectifs sur les pays dans lesquels investir, privilégiant les zones les plus sûres. Sans surprise, les États-Unis et la Chine restent en tête des pays les plus prisés des investisseurs, pour la troisième année consécutive.

Victimes des tensions géopoli­tiques, les pays émergents sont en recul : « Les Brics ont quasiment disparu du classement », note Xavier Mesnard, partner chez AT Kearney. La Russie est absente du palmarès, le Brésil perd 6 places et le Mexique 9. Quant à l'Afrique, elle est la grande absente du classement, sans aucun pays retenu.
En revanche, l'Europe, qui reste le plus gros marché au monde, demeure une zone prioritaire : 13 pays européens figurent dans la liste des 25 pays où les dirigeants prévoient d'investir en priorité cette année.

La bonne place de la France, s'explique par les mesures prises pour accroître l'attractivité, comme le CICE ou la loi Macron, mais aussi par une amélioration globale de l'image de la France, à laquelle travaille Business France

Il reste cependant des efforts à faire. Car si les dirigeants prévoient d'augmenter leurs plans d'investissement en France dans l'industrie et les services, ils veulent les réduire dans le secteur des nouvelles technologies. « La France n'est pas unanimement perçue comme une terre d'avenir pour les investissements informatiques », estime Xavier Mesnard. « Le coût du travail et les pesanteurs réglementaires restent des freins. Mais le "French Bashing" est en recul chez les grands investisseurs.

La France bénéficie de sa position géographique centrale, d'atouts structurels forts, de bonnes infrastructures et d'une éducation supérieure de qualité.


Vu dans Le Figaro (Marie-Cécile RENAULT)

mercredi 4 mai 2016

Le chinois HNA Group acquiert l'américain Carlson Hotels, propriétaire Radisson

L'appétit du chinois HNA Group est insatiable. Présent dans le tourisme, le transport aérien, la finance et la logistique, le conglomérat chinois HNA Group vient de mettre la main sur l'américain Carlson Hotels, propriétaire de la marque Radisson.

Carlson Hotels exploite 1 400 établissements dans le monde et emploie près de 90 000 personnes. Cette acquisition va ouvrir en grand les portes des États-Unis au géant asiatique qui réalise un chiffre d'affaires de 29 milliards de dollars.

Bâti autour de Hainan Airlines, une compagnie aérienne créée il y a vingt-sept ans sur l'île du même nom, le groupe est pris d'une frénésie d'acquisitions ces derniers mois.

En Europe, HNA a pris dès 2012, 48 % du capital de la compagnie aérienne française Aigle Azur. L'an passé, il a acquis Swissport, sous-traitant dans les services aéroportuaires (manutention, avitaillement, maintenance…). Il a acquis un autre prestataire suisse également présent dans les hangars des aéroports, Gate Group, l'un des principaux acteurs du catering (restauration à bord). Valorisé à 1,3 milliard d'euros, Gate Group compte 28 000 salariés.
Ce dernier, désormais détenu par HNA, souhaite se renforcer dans ce métier. Il fait partie des candidats en lice pour une prise de participation - minoritaire dans un premier temps - de Servair, la filiale de restauration d'Air France-KLM.

HNA examine régulièrement les opportunités dans l'Hexagone. Après avoir renoncé à la reprise du français Fram, en octobre, le groupe chinois a tout de même noué un partenariat avec Pierre et Vacances Center Parcs dont il a pris 10 % du capital. Le français va ainsi l'aider à importer le concept de Center Parcs en Chine.

Aux États-Unis, le groupe chinois a acquis en février un grossiste de produits électroniques, Ingram Micro, pour 6 milliards de dollars.

Vu dans Le Figaro (Valérie COLLET)

samedi 30 avril 2016

84 projets d'investissements italiens en France en 2015

La France a été en 2015 le premier pays d'accueil des investissements italiens à l'étranger. 84 projets ont permis de créer ou de maintenir 1.488 emplois dans douze régions françaises