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mercredi 5 octobre 2016

Sigfox poursuit son développement à l'étranger

Sigfox vise 60 pays en 2018 et compte atteindre l'équilibre économique en 2019.

Sigfox a les yeux résolument tournés vers l'étranger. La start-up française spécialisée dans la connectivité des objets, aujourd'hui présente dans vingt-quatre pays, ambitionne d'en totaliser une trentaine à la fin de l'année et une soixantaine d'ici à 2018.

«L'important, c'est de se déployer rapidement. On installe des antennes dans le monde entier et à la fin, on en aura quelques dizaines de milliers », explique Ludovic Le Moan, PDG fondateur.

Celle-ci accélère notamment aux Etats-Unis, où elle devrait être dans une centaine de villes d'ici la fin de l'année. Sigfox déploie tout seul son réseau dédié aux objets connectés, tout comme en France et en Allemagne.

En revanche, partout ailleurs, il s'implante avec un partenaire.

La Chine devrait devenir une « priorité » pour la start-up « l'année prochaine » dès que le risque d'être copié aura été maîtrisé.

La pépite de la French Tech, aux 300 salariés, qui multiplie par trois son chiffre d'affaires tous les ans, prévoit d'atteindre l'équilibre économique en 2019. Elle a levé 150 millions de dollars depuis sa création et vise une nouvelle levée de fonds «sans doute bientôt ».

Vu dans Les Echos du 05/10/16 (Fabienne SCHMITT)

lundi 29 août 2016

La Chine veut aussi prendre un leadership scientifique et s’offre un satellite « quantique »

La Chine a une nouvelle fois fait la preuve de son immense ambition, à la fois scientifique et technique, en envoyant en orbite le premier satellite de cryptographie quantique

Cet engin, appelé Mozi (ou Micius dans sa transcription latinisée), en hommage à un philosophe et artisan chinois du Ve siècle avant J.-C., peut théoriquement permettre un système inviolable de communications cryptées.

Cette mission, qui a décollé à bord d'une fusée Longue Marche depuis le centre spatial de Jiuquan, dans le désert de Gobi, est pour l'instant purement scientifique, mais nul doute qu'elle intéresse fortement les militaires chinois, en recherche de solutions pour contrer les efforts massifs d'espionnage numé­rique des Américains.

Le responsable scientifique du satellite, Pan Jianwei, physicien à l'université des sciences et technologies de Chine, est un des anciens étudiants du Professeur Anton Zeilinger à Vienne, l'un des meilleurs experts au monde dans cette technologie de cryptographie quantique et collaborateur du programme chinois.

L'idée que la Chine puisse prendre le leadership mondial dans un domaine aussi sensible que la cryptographie quantique, domaine qui a longtemps été le pré carré de l'Europe et des États-Unis, pourrait avoir des conséquences importantes en termes de sécurité au niveau mondial

À suivre...

Vu dans Le Figaro du 16/08/16 (Cyrille VANLERBERGHE)

lundi 22 août 2016

La montée en puissance des investissements chinois en Europe et aux Etats-Unis

Tantôt recherchés, tantôt redoutés, les capitaux chinois déferlent en Europe comme aux Etats-Unis.

jeudi 21 juillet 2016

Un salarié sur huit en France travaille pour une firme étrangère

Près de 2 millions de Français travaillent dans une entreprise dont le siège social est situé à l'étranger (un salarié sur huit). Un chiffre stable après une très forte diminution en 2009.

C'est ce qu'indique l'Insee dans une étude publiée ce mois de juillet.

Fin 2013, les multinationales employaient 7,1 millions de Français. Parmi ceux-ci, 1,85 million travaillaient dans une entreprise dont le centre de décision est situé à l'étranger. L'emploi dans ces firmes étrangères a subi une chute de 11 % en 2009, à la suite de la crise financière. Mais, «au cours des quatre années suivantes, les effectifs sont restés quasi stables, avec une baisse globale de 1 % », détaille l'institut statistique.

Dans l'Hexagone, les entreprises étrangères sont surreprésentées dans le secteur de l'industrie. En 2013, 37 % de leurs salariés sont employés dans ce secteur contre 27 % pour les multinationales françaises. Dans l'industrie du papier et du carton, ces entreprises sont même majoritaires. Elles concentrent 53 % des emplois salariés. De même dans la métallurgie avec un taux de 50 %.

Ce phénomène peut refléter «la volonté de certaines entreprises de garder la maîtrise d'une technologie innovante ou d'un savoir-faire spécifique, explique l'Insee.

S'implanter en France plutôt que d'y sous-traiter sa production » peut permettre à la multinationale « de rester la seule à exploiter sa technologie. » Autre raison avancée par l'Institut : rapprocher les unités de production des marchés finaux pour réduire les coûts de transport des biens produits. 

Le trio de tête pour l'origine de ces firmes étrangères est composé de l'Union européenne, des États-Unis et de la Suisse.

Les firmes des pays émergents restent rares. Celles des fameux Bric (Brésil, Russie, Inde, Chine) ne concentrent que 1 % de l'emploi salarié des multinationales étrangères.

Vu dans Les Echos du 20/07/2016 (HG)

lundi 23 mai 2016

Zero, la moto électrique californienne, à l’assaut de la France

Dix ans après sa création, le constructeur américain cherche à s'imposer en Europe.

ZERO sonne comme le nom d'un avion de chasse japonais, mais c'est de motos électriques américaines qu'il s'agit. Des motos racées, économiques à l'usage et, surtout… silencieuses. Si discrètes que la police de Los Angeles en utilise pour pénétrer dans les centres commerciaux ou surveiller les quartiers résidentiels sans troubler le voisinage.

En France, il s'agit surtout de surfer sur la vague des véhicules électriques - voitures, scooters, vélos. D'ailleurs, Harley Davidson veut s'y risquer après KTM et BMW dont le scooter C-Evolution (409 unités) domine ce micro-marché : 700 véhicules en France l'an dernier, tous types de deux roues compris.

Parfois considéré comme le Tesla de la moto, ZERO a été fondé en 2006 par un ancien ingénieur de la Nasa, Neal Saiki. Il n'est resté que cinq ans dans l'entreprise pour rejoindre un projet d'hélicoptère futuriste dans le sillage de Sikorsky.

Dix ans après sa création, le constructeur de Santa Cruz (Californie) est contrôlé par le fonds d'investissement Invus (actionnaire de Weight Watchers).

Quelque deux mille machines ont été vendues dans le monde en 2015 dont la moitié aux États-Unis. Comme TESLA, ZERO a fait le choix de développer sa propre batterie litium-ion qui assure une autonomie de 317 kilomètres en ville et de 158 kilomètres sur autoroute (à 113 km/h) avec l'adjonction de batteries supplémentaires. Des performances inimaginables voilà quelques années. « L'entreprise n'a que 10 ans mais le développement est si rapide que cela doit correspondre à 100 ans pour les motos conventionnelles », souligne Umberto Uccelli, directeur des opérations européennes.

Les batteries sont très sophistiquées : elles peuvent subir 2 500 cycles de charge complets. Scott Harden, vice-président du marketing mondial, estime d'ailleurs que ce sont les meilleures du monde, meilleures en tout cas que celles utilisées par TESLA

Côté investissements, la firme est discrète. « Nous supportons le plus gros de l'effort actuellement, c'est difficile », indiquait-elle l'hiver dernier.
Présent en France depuis deux ans, ZERO, lance une offensive d'envergure avec huit machines équipées de trois motorisations distinctes.

Les atouts des motos électriques en matière d'environnement sont connus mais tardent à séduire les pouvoirs publics : elles ne bénéficient d'aucune aide, contrairement aux autos. On peut piloter les machines de 11 kW/h telle que la ZERO S, l'équivalent d'une 125 cm3, avec un permis B automobile. Mais elle coûte tout de même 15 990 euros.

Vu dans Les Echos (Charles GAUTIER)

vendredi 20 mai 2016

La France reste parmi les 10 pays les plus prisés des investisseurs étrangers

Moins attractif que l'Allemagne ou le Royaume-Uni, la France arrive en 8ème place du baromètre AT Kearney.
Après une période de repli sur leurs marchés nationaux, les grands investisseurs mondiaux recommencent à regarder vers l'étranger, révèle le dernier baromètre AT Kearney,.

Selon cette étude, qui offre une vue globale des plans d'investissements des dirigeants mondiaux, 70 % de patrons de 500 multinationales envisagent ainsi une augmentation de leurs investissements à l'étranger dans les trois prochaines années.

Pourtant, ils restent très sélectifs sur les pays dans lesquels investir, privilégiant les zones les plus sûres. Sans surprise, les États-Unis et la Chine restent en tête des pays les plus prisés des investisseurs, pour la troisième année consécutive.

Victimes des tensions géopoli­tiques, les pays émergents sont en recul : « Les Brics ont quasiment disparu du classement », note Xavier Mesnard, partner chez AT Kearney. La Russie est absente du palmarès, le Brésil perd 6 places et le Mexique 9. Quant à l'Afrique, elle est la grande absente du classement, sans aucun pays retenu.
En revanche, l'Europe, qui reste le plus gros marché au monde, demeure une zone prioritaire : 13 pays européens figurent dans la liste des 25 pays où les dirigeants prévoient d'investir en priorité cette année.

La bonne place de la France, s'explique par les mesures prises pour accroître l'attractivité, comme le CICE ou la loi Macron, mais aussi par une amélioration globale de l'image de la France, à laquelle travaille Business France

Il reste cependant des efforts à faire. Car si les dirigeants prévoient d'augmenter leurs plans d'investissement en France dans l'industrie et les services, ils veulent les réduire dans le secteur des nouvelles technologies. « La France n'est pas unanimement perçue comme une terre d'avenir pour les investissements informatiques », estime Xavier Mesnard. « Le coût du travail et les pesanteurs réglementaires restent des freins. Mais le "French Bashing" est en recul chez les grands investisseurs.

La France bénéficie de sa position géographique centrale, d'atouts structurels forts, de bonnes infrastructures et d'une éducation supérieure de qualité.


Vu dans Le Figaro (Marie-Cécile RENAULT)