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jeudi 4 août 2016

BulldozAIR, la nouvelle pépite tricolore du Y Combinator

La start-up BulldozAIR édite un logiciel de suivi de chantier. Elle est la 6ème startup française en dix ans à être acceptée au sein du prestigieux accélérateur Y Combinator.

L'aventure californienne de BulldozAIR remonte à avril 2016. La start-up française éditrice d'une solution de gestion de tâches pour les équipes de construction, entre dans « UBI I/O », le programme d'accélération de bpifrance et Business France dans la Silicon Valley.

« Notre ténacité a dû jouer, analyse Ali El Hariri, cofondateur de la société. Nous nous étions déjà présentés un an auparavant et avions été recalés. Mais l'échec là-bas n'a pas le même sens qu'en France. Cette année, nous avons focalisé notre présentation sur les progrès récents de notre business model : initialement gratuit et destiné aux petites entreprises, nous avons transformé notre produit pour le rendre utilisable par des grands groupes. Total, la SNCF, Air Liquide, Bouygues, Vinci et Eiffage font désormais partie de nos clients. »

La qualité de l'outil mis au point par BulldozAIR, adaptable à toutes sortes de clients, dans un secteur réputé peu technophile, a fait le reste, tout comme la complémentarité des deux fondateurs, l'un expert du secteur de la construction, l'autre du développement d'applications mobiles B to B.

Pour bénéficier du programme, la pépite s'est adaptée en créant une société juridiquement américaine. La moitié de l'équipe de 15 personnes s'est installée pour trois mois à San Francisco, tandis que les équipes techniques de R&D sont restées en France.

Vu dans Les Echos du 08/07/16 (Géraldine DAUVERGNE)

jeudi 2 juin 2016

L'espace, le nouveau cheval de bataille des investisseurs de la Silicon Valley

Depuis le succès de SpaceX, les fonds de capital-risque investissent de plus en plus dans les start-up du domaine spatial.

En 2015, le montant levé a été près de deux fois plus élevé que le total des 14 années précédentes. Les fonds de capital-risque ont longtemps considéré le secteur spatial comme trop risqué et lent à produire un retour sur investissement. Mais les montants mis sur la table l'année dernière indiquent qu'ils sont en train de changer d'avis. Selon un récent rapport du Tauri Group , un groupe de consultants en défense et en aérospatial, 1,8 milliard de dollars ont été investis par les « venture capitalists » en 2015, soit 70 % de plus que le total des quatorze précédentes années.

Trois start-up spatiales étaient créées chaque année en moyenne au début des années 2000, ce chiffre est monté à 8 depuis cinq ans. La majorité des fonds levés l'année dernière est allée à Space X , créé par Elon Musk en 2002, et OneWeb, lancé par Greg Wyler. Surtout connue pour ses fusées ré-utilisables, Space X a annoncé début 2015 se lancer dans la production de satellites. Il s'est fixé comme objectif d'envoyer 4.000 mini-satellites à 1.200 kilomètres de la Terre d'ici à 2030. OneWeb s'est, lui, associé à Airbus pour lancer une constellation de 900 petits satellites.

Le secteur des nano (entre 1 et 10 kg) et micro (entre 10 et 100 kg) satellites envoyés en orbite basse, à moins de 2.000 kilomètres d'altitude, est en plein boom. Il a été poussé par la révolution des « Cubesats », des satellites de la taille d'un cube de 10 cm d'arête créés en 1999 par l'université de Standford et l'université Polytechnique de Californie.

Le nombre de satellites pesant entre 1 et 50 kg lancés dans l'espace a ainsi augmenté de 39 % chaque année entre 2010 et 2015, pour atteindre 131 lancements l'année dernière, selon une étude de SpaceWorks.

La majorité des usages des start-up du secteur (Planet Labs, Spire...) tourne autour de la capture d'images de la surface de Terre. Le nombre élevé de satellites permet de prendre plusieurs photographies de la Terre au même moment et beaucoup plus fréquemment que des concurrents reposant sur des gros satellites comme DigitalGlobe.

Ces images constituent des données précieuses pour surveiller l'évolution des ressources naturelles (pétrole, mines), aussi bien que les récoltes ou la déforestation. Plusieurs autres jeunes pousses (Descartes Lab, Orbital Insights, SpaceKnown) misent donc elles sur l'exploitation de ces Big Data.

Les investisseurs sont également encouragés par plusieurs sorties réussies, qui ont prouvé la possibilité d'obtenir des retours sur investissements élevés. Quand Skybox Imaging, un fabricant de micro-satellites, a été racheté par Google en 2014 pour 478 millions de dollars, les fonds ont récupéré 5,3 fois leur mise. Mais le plus gros retour sur investissement (8,5 fois) concerne Climate Corporation, une société exploitant les données des satellites sur la météo pour les agriculteurs, rachetée 930 millions de dollars par Monsanto en 2013.

Jean-Jacques DORDAIN, ancien directeur général de l'Agence Spatiale Européenne précise : "Ces deux mondes ont de plus en plus d'intérêts et d'objectifs communs pour innover ensemble. Les Gafa ont bien compris que le spatial est le seul vecteur qui leur permet d'aller chercher légalement des données partout dans le monde et de les redistribuer, sans passer par des autorisations gouvernementales.

Maintenant, le monde de l'espace doit aussi s'intéresser au acteurs du digital. Prenez l'exemple de la météo : il a fallu dix ans pour que les services météo ne s'emparent des données fournies par les satellites. Mais, aujourd'hui, les météorologistes ne peuvent plus se passer de l'espace et sont les premiers à réclamer la troisième génération de satellites météo en orbite géostationnaire.

Le succès des constellations de satellites lancées par la Commission européenne, Galileo (géolocalisation) et Copernicus (observation de la Terre), ne se mesurera pas au nombre de satellites en orbite mais à l'aune des services générés au sol. Je suis optimiste : l'avenir du monde spatial dépend de sa capacité à travailler avec d'autres secteurs, comme le digital, et nous n'en sommes qu'au tout début de l'utilisation de l'espace pour faciliter la vie sur Terre".

Vu dans Les Echos (Anaïs MOUTOT)

lundi 9 mai 2016

Sud Ouest s entoure de start-up du numérique

Le journal « Sud Ouest » a créé un accélérateur de start-up et cherche à innover grâce à de nouveaux outils numériques. 

 
Au quatrième étage de ses locaux, « Sud Ouest » héberge depuis le début de l'année une dizaine de start-up. « Il s'agit de nous rapprocher de toutes les jeunes entreprises qui ne sont pas dans le secteur de la presse, mais proches de notre ADN, qu'il s'agisse des data, des services de proximité, de la connaissance client. Autant de vecteurs de transformation pour nous », résume Olivier Gérolami, PDG du groupe.

Certaines sont toutes jeunes avec des statuts à peine créés et placées sous la houlette de 1Kubator, une structure privée d'incubation, qui a vocation à s'installer dans toutes les villes labellisées « French Tech ». D'autres dépendent de Théophraste, une structure d'accélération créée par le groupe de presse lui-même dans lesquelles il pourrait avoir intérêt à investir dans l'avenir. Certaines ont une activité qui intéressent directement le groupe. A l'image, par exemple, de Pool, une jeune entreprise qui travaille sur la monétisation des contenus via la diffusion de films publicitaires. 

Vu dans Les Echos (Frank Niedercorn)